Du plaisir secret du club sandwich

Du plaisir secret du club sandwich

En vacances, rien de tel que la cuisine locale, la découverte de nouveaux ingrédients, la recherche de saveurs méconnues. Pourquoi aller manger une pizza à Madrid et des sushis à Vienne? Profitons du savoir faire artisanal de chaque région, c’est bien là la beauté du voyage.

Voici notre philosophie, celle que nous pourrions défendre envers et contre tous.

Sauf quand il s’agit du club sandwich d’hôtel, le plat qui fait valser tous les principes. Synonyme de cuisine globalisée et de je-m-en-foutisme-des-saisons, il aurait tout pour être détesté.

club sandwich (1)

Et pourtant. Son attrait se résume en un mot: c’est le goût des vacances.

Le souvenir des déjeuners d’enfance à la plage les pieds dans le sable, le rituel annuel quand on se paie le luxe de réserver un bel hôtel, ou de manière plus terre à terre, le rempart réconfortant après des expériences gastronomiques plus gastro que nomiques.

C’est le synonyme de la vraie glande, de la régression réparatrice. Manger avec les doigts, dans le lit, à poil si on le souhaite, le club sandwich est dénué de tout jugement. Aucun principe, aucune règle de politesse qui vaille, la bienséance disparaît quand il entre en scène.

Avec ses triangles empilés, et ses couches de blanc de poulet rôti, quartiers de tomate, laitue, œuf sur le plat et bacon croustillant, c’est un jeu de textures et de sensations. Richesse, fraîcheur, délicatesse, junk food, toutes ses contradictions qui font que l’on en redemande.

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