Jérusalem Mea Shearim – Promenade dans le quartier orthodoxe

Et maintenant, plongeons-nous dans le monde ultra orthodoxe des haredim. Après Mahane Yehuda, ça fait tout drôle de passer une journée à Mea Shearim. Pour les femmes (inclus touristes que nous sommes), la jupe longue est de rigueur, ainsi que les bras couverts. Pas d’attitude ostentatoire, ce qui signifie ici que se tenir la main dans la rue est déjà trop.

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 Les hommes passent leur journée à étudier la Torah tandis que les femmes s’occupent des nombreux enfants – en moyenne huit par ménage. Du coup, le quartier est un des plus pauvres de Jérusalem.

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En tant que laïque, c’est un monde totalement fascinant à observer et à essayer de comprendre. D’ailleurs, pour en savoir un peu plus, je vous conseille le film “Tu n’aimeras point” d’Haim Tabakman, qui traite d’une histoire d’amour gay entre deux habitants de Mea Shearim. Histoire cachée car on ne peut pas vraiment dire que l’homosexualité soit acceptée dans ce milieu qui semble être l’anti Tel Aviv.

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Mais revenons-en à nous moutons. Ici, le yiddish est de rigueur et les influences sont clairement russes et polonaises, parfait pour goûter la cuisine ashkénaze.

 Bon, on ne va pas se mentir, j’ai clairement un point faible pour les spécialités séfarades qui se rapprochent des saveurs avec lesquelles j’ai grandi, mais une fois de temps en temps,  il serait dommage de ne pas se laisser tenter par un gefilte fisch ou une matzo soup, surtout quand il neige dehors et que le soir, les températures passent sous la barre des 5 degrés.

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Dans le quartier, c’est comme s’il n’y avait que deux restaurants – et pas de cafés, l’ambiance n’est pas vraiment à la détente. Nous sommes allés chez Deutsch (Mea Shearim 32), petite cantine qui ne paie pas de mine mais franchement pas mauvaise.

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Pour monsieur, c’est poulet grillé, pommes de terre sautées et aubergines farcies: Une tranche d’aubergine, du poulet haché, une tranche d’aubergine. On passe le tout dans une pâte à beignet légère et on frit.

Pour mademoiselle, une salade bien croquante et acidulée et des poivrons farcis au boulgour.

Cela a bien sûr l’air plus austère que la majorité des spécialités israéliennes, mais comme disait Monsieur G: “En même temps, si tu prends les classiques de la cuisine polonaise et que tu enlèves la richesse du porc car ça n’est pas casher, ça y es, tu as certains plats ashkénazes”.

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 Autres lieux du quartier sympathiques, les boulangeries … Plein de petits biscuits sablés et farcis au noix, au chocolat ou au pavot.

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 Et voici quelques photos d’ambiance:

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