La cuisine georgienne à Moscou

La cuisine georgienne à Moscou

La Russie n’est plus ce qu’elle était. Depuis quelques années, on peut sentir l’émergence d’une classe moyenne et globalisée. Pas l’embourgeoisée qui va de continents en continents au gré des expositions et des évenements de charité, ceux comme vous et moi, qui s’informent sur internet, aiment un café au lait de temps en temps, et sont plutôt omnivores culturellement parlant.

Voici l’ambiance au restaurant georgien Dzhon Dzholi  (Boulevard Tverskaya, 20/1), avec ses grandes salles en bois, et qui est une fusion entre les cantines à la bonne franquette de Tbilissi et les cafés mondialisés comme on pourrait l’imaginer dans Friends.

De manière quasi schizophénique, Moscou semble raffoler de ces adresses georgiennes. D’un côté, le pays soutient les rebellions des peuples d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud contre le gouvernement local, et de l’autre célèbre sa culture avec des succursales à khinkalis à tous les coins de rue.

la cuisine georgienne

On y déguste une cuisine traditionnelle plutôt bonne, même si elle est moins relevée que là bas, et surtout beaucoup moins aillée. Mais pour une première initiation à la cuisine du Caucase, c’est plutôt mal. On retrouve les classiques khinkalis; gros raviolis garnis à l’agneau haché et au bouillon savoureux, des pains lavash plats garnis à l’oseille et fromage frais, des tartinades chou-betterave (pkhali en VO).

Une des meilleures spécialités est l’aubergine, en fine tranches, garnie d’une pâte de noix à l’ail. Plus douce que sa consoeur véritable, cela demeure néanmoins un agréable plat familial.

A côté, des shashliks de poulet, croustillant à l’extérieur, presque crus à l’intérieur, avec cette super sauce tkhemali à la prune aigre, qui réveillerait n’importe quel plat.

Une halte sympa.

Compter environ 600-800 roubles par personne soit 8-10 euros.1919

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