Les pâtisseries de Paris que nous aimons

Par septembre 19, 2010 France, Paris Aucun Commentaires

Les pâtisseries de Paris

Ici, que des adresses classiques incontournables, et à raison. Gâteaux gourmands, réconfortants, rassurants, et généralement succulents: Un produit, un goût ou un lieu ne rentre pas dans les mœurs sans raison.

pâtisseries de paris

Voici donc, Pierre Hermé. Ses macarons sont très bons, bien que tout de même un peu trop chers. La prochaine fois, je m’en passerai surement.
Mais c’est pour ses gâteaux que nous avons fait ce pèlerinage gourmand, avec tout d’abord la tarte Infiniment Café: Une pâte sablée, un biscuit imbibé au café, tout léger, une ganache et une chantilly au café.  A tomber, petit mais intense. Avec des jeux de textures, de goût, comme une variation sur le même thème particulièrement réussie. Puis le chocolat, bien entendu, avec le Plénitude: Sur un fond macaron chocolat, une mousse et une ganache au chocolat, ainsi qu’un caramel craquant, et des éclats de chocolat noir un peu salés. Ça croque, ça fond, c’est crémeux, sucré, amer, à chaque bouchée une nouvelle sensation.
Conquise.
Pierre Hermé – 72 rue Bonaparte – Paris 6ème

Puis, lors d’un autre séjour à Paris, nous sommes retournés chez le maître de la pâtisserie, cette fois en commandant sur leur site internet. Très pratique, on paie en ligne et hop plus qu’à retirer le colis gourmand rue de Vaugirard (métro Pasteur). Cela permet de goûter ce qui nous fait vraiment envie, au lieu de choisir parmi ce qu’il y a en vitrine.

En l’occurrence, Arabella, avec je cite: Biscuit dacquoise aux éclats de noisettes, bananes poêlées au fruit de la passion, chantilly au chocolat au lait et gingembre confit.

La banane n’a pas un goût trop présent, juste là pour apporter sa douce texture et un léger goût en fin de bouchée. Idem pour le gingembre, tout en douceur, on le sent juste comme il faut. Par contre, les fruits de la passion, ça ne se goûte pas. Je suppose qu’ils sont là pour ajouter un peu de craquant à l’ensemble mais sans, ç’aurait été aussi bien. En tout cas, on s’en lèche les babines. Ah ce goût et ce crémeux du chocolat!

PIERRE HERME (1)

Puis, la pâtisserie Tango, disponible seulement durant quelques mois de l’année. Là ce n’est pas la pure gourmandise qui m’a fait commander, mais le côté intrigant du dessert, lisez plutôt: Pâte sablée au sésame, crème au parmesan Reggiano, compote de framboises et poivron rouge, framboises fraîches.

Surprenant à la lecture, fin et raffiné à la dégustation.

Le poivron ne se sent pas énormément mais apporte une rondeur à la compote de framboise. Sans, le résultat aurait surement été plus aigrelet peut être. La pâte au sésame est pleine de ces petites graines. Cela parait logique mais je pensais plutôt qu’il y aurait eu une pâte sablée classique avec une pointe de tahiné et non.
Une belle surprise, un goût entre moyen-orient et nougat chinois, craquant, beurré.

Quant à la crème au parmesan, c’est elle que l’on voit dans ce demi cercle central. La texture est légère, le goût du parmesan présent, mais sans écraser l’ensemble. Il vient compléter en beauté les framboises fraiches.

Une sensation indescriptible, mais les papilles sont en éveil et heureuses.

PIERRE HERME

La gourmandise ne s’arrêtant pas là, un détour par le rayon viennoiseries:

Le croissant Ispahan: Pâte au beurre bien sûr, avec pâte d’amande à la rose, et compote de litchi/framboise.

A la première bouchée, je suis subjuguée par l’intérieur: Le double fourrage, arg, combien d’années d’expérience doit-on avoir pour réaliser cela? Ça m’épate.

Au goût, les roses semblent être fraiches, légères, la pureté du pétale dans toute sa splendeur. Avec l’amande cela forme un bel ensemble. Et si l’on rajoute les deux ingrédients manquants, que dire à part extase totale et infinie?

PIERRE HERME SUITE (2)

Et pour finir, le kouign-amann aux fruits rouges. Une révélation. Bon, je n’en avais jamais mangé avant, même la version basique, et savais seulement que celui qui y a goûté en redemande.

Mais là, alors là, la pâte feuilletée est caramélisée. Le coeur contient pas mal de mûres cuites. Cela transpire le beurre, le bon beurre. Un paradis, pas moins.

Le seul problème avec ce pâtissier, c’est que ça n’est pas évident d’écrire une critique à son sujet. En effet, tout est tellement excellent, gourmand, terrible, qu’on se répète vite avec les « miam » et « allez-y, c’est délicieux ».

PIERRE HERME (3)Pierre Hermé – 185 rue Vaugirard – Paris 15ème

 mosquée

  Le salon de thé de la grande mosquée de Paris, c’est là que mes parents allaient après leurs cours à l’université. Je vous parle de l’époque où le thé était à un franc et non à deux euros comme maintenant.
L’endroit est charmant, la petite terrasse ombragée parfaite pour les belles journées estivale. On s’y sent bien, on a envie de rester juste pour profiter du lieu, prendre un livre, attendre.
Les pâtisseries sont évidemment bien réussies: Zlabia, makrout, cornes de gazelle, loukoum et compagnie sont de la partie

Grande mosquée de Paris – 39 rue Geoffroy Saint Hilaire – Paris 5ème

 patisserie viennoise

 Puis la pâtisserie viennoise, ça aussi c’est une institution. Gâteaux aussitôt achetés, aussitôt mangés, désolé pour la non-photographie.
Là il faut aimer les pommes, la cannelle et le pavot. Des strudels, des roulés en tout genre. Leurs tartes aux noix sont également excellentes. En fait, pour le sucré, je n’ai jamais été déçue, si vous avez envie de vous croire à nouveau en Autriche, allez y, ça devrait fonctionner. On peut manger sur places, il y a quelques tables de disponible.

  Pâtisserie viennoise – 8 rue de l’école de médecine – Paris 6ème

 

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