Massage à Shanghai

La culture du massage est tellement associée à la Chine que pour les locaux; il s’agit d’un rituel comme un autre, d’un soin de la vie quotidienne mais pas d’un luxe.

Dès lors, c’est là que cela devient intéressant. Oubliez les notes à trois chiffres des hôtels huppés d’Europe de l’ouest, les lumières tamisées et les odeurs d’huiles essentielles. On ne vient pas ici pour un rituel new age aux gestes robotiques, mais pour se décoincer, faire circuler l’énergie, le qi.

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Cela veut dire, sortir en forme, tout simplement. Pas détendu ramollo ni tonique excité, juste bien, le parfait milieu, l’énergie fluide et limpide, les oiseaux qui gazouillent et la rivière qui glougloute.  

Au Ganzhi Blindman Massage, les praticiens sont atteints de cécité, une des plus jolies (re)conversions possibles pour les mal voyants. Les pièces sont sans fioritures mais très propres. Si vous y allez à plusieurs, vous serez dans la même pièce, à écouter les conversations et les blagues des masseurs et / ou à tenter de les épater avec votre plus beau mandarin.  

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En tout cas si vous n’êtes pas en train de gémir sous leurs doigts. Car la magie fait qu’en un geste, le masseur trouve directement les nerfs qui coincent, les douleurs bloquées, les stress qui ne s’évacuent pas. Il vous fera signe en répétant bu hao, bu hao (« pas bien! »), et triturera le gredin jusqu’à son évanouissement. Dos, épaules, bras, fesses, nuque et crâne, pas une partie du corps n’échappe à ces gestes toniques qui font craquer, et soulagent après une certaine douleur initiale.

De quoi ressortir de là souple et frais comme un gardon.

A quand une habitude hebdomadaire?

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