Mode Américaine

Deux ouvrages célèbrent la Mode Américaine et nous embarquent dans un voyage outre-Atlantique.

American Cool – Editions Prestel – 35£

A Washington débute l’exposition “American Cool” à la National Portrait Gallery. Mais bien sûr, il est difficile d’y aller sur un coup de tête, juste comme ça. Dans ce cas, se rabattre sur le catalogue est toujours un palliatif efficace.

Dans cet ouvrage, vous aurez aussi bien d’instructifs essais sur la définition du cool US, que les fameux portraits, de 1900 à nos jours. Ce livre ravira aussi bien les amateurs d’art que ceux fascinés par le lifestyle anglo-saxon ou par l’évolution de la scène culturelle.

Sont entre autres classés dans la catégorie “à la racine du cool”: Duke Paoa Kahanamoku alias Monsieur Champion de Surf, qui professionnalisa la discipline et l’amena en Californie, et Georgia O’Keeffe, la fameuse peintre moderniste qui avait une passion pour les fleurs abstraites et les paysages du Nouveau-Mexique.

Bien sûr, pour la “naissance du cool”, il est difficile de faire l’impasse sur Charlie Parker, Humphrey Bogaert ou Duke Ellington, de parfaits représentants du style preppy avec nonchalance. Lauren Baccal est également là, en femme magistrale, fière et un peu dure à cuire, pile comme on l’aime.

american cool

La partie “contre-culture” devient plus politique et les genres se mélangent, de l’activiste Angela Davis à l’hypnotique Patti Smith.

Puis, en “héritage”, Jean-Michel Basquiat a évidemment une place de choix, lui qui incorpora le graffiti à l’art moderne, avec ses toiles comme produites dans l’urgence et pleines de vie. Le fait que la sienne se soit achevée à vingt-huit ans, à cause d’une overdose, en rajoute également à la légende.

Quant aux cinéphiles, ils seront ravis de retrouver Tarantino, le plus grand amoureux du septième art, qui revisite tous les classiques à sa sauce, mais sans en faire des pastiches: Du Jackie Brown inspiré de la Blaxploitation à Death Proof, l’injustement snobé film de voitures pour fille, quel régal.

Aparté Deathproof, oui, vraiment, ça vaut le détour. Deux heures de conversation de femmes, mais de femmes téméraires, qui ne laissent pas marcher dessus, ont la répartie cinglante et même des tendances casse-cou. Entre les deux, scène de course poursuite avec musique rock 60’s-70’s, cascades à l’ancienne et un côté très graphique.

Au total, ce sont cent portraits qui nous plongent au cœur de ce que l’Amérique a de mieux, on vous le recommande chaleureusement.

New York Bike Style – Sam Polcer – Editions Prestel – 19,99 £

On s’attendait à être abreuvé de photographies des hipsters de Brooklyn mais ce livre va plus loin que ça et propose un bel aperçu du melting-pot de New-York, avec ses portraits pas stéréotypés pour un sou.

Certes, on y retrouve quelques jeunes hommes à la démarche nonchalante, coiffure ébouriffée et cup de café allongé à la main, mais il y a aussi de belles images de streetstyle où toutes les origines et tous les âges sont représentés.

C’est là qu’on se rend compte que se déplacer en vélo, c’est un véritable mode de vie qui convient à tous. Pour chaque personne, il est d’ailleurs indiqué le lieu où elle se rend, rien de tel pour réaliser la multiplicité des usages.

mode americaine

Pour vous y mettre en Belgique, voici les accessoires utiles que l’on retrouve chez un bon nombre de ces cyclistes: Pour le confort, pensez sneakers ou boots plates. Si vous voulez du haut à tout prix, optez pour des talons larges. Vous pouvez également vous lâcher avec les casquettes, bandeaux et bonnets qui éviteront d’indélicates mèches de cheveux au milieu des yeux en cas de coup de vent.

Pour un côté dandy ou vintage, le combo petit panier métallique (garni de fleurs, pour les champêtres) + selle et poignées en cuir sera le votre, alors que pour une allure plus urbaine, le tee-shirt se porte ample, tout comme le jean. On se délecte de chacune de ces pages, qui donneront de l’inspiration aux amateurs de mode comme aux écolos les plus convaincus.

Si ces photographies vous plaisent, vous pouvez découvrir le travail de Sam Polcer sur son blog.

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