Þakgil

Le sentiment d’isolement n’est pas le premier qui vient en tête quand on décide de sa prochaine destination de voyage. Pourtant, quand peut-on dire qu’on a passé plusieurs heures, ne serait-ce que plusieurs minutes sans croiser une seule âme. Les villes fourmillent, on se laisse happer sans prendre le temps de ralentir et de souffler.

L’Islande ne force pas nécessairement à adopter un autre rythme. Vous pouvez suivre la route 1 et cocher toutes les merveilles naturelles. Les tours et bus en font de même. Pas de déception au niveau des paysages mais l’impression d’un trop. Trop voir, trop vite, trop compléter des listes qui prouvent «qu’on a fait l’Islande».

L’autre option est de se laisser porter, de ne pas avoir peur de manquer, de prendre des chemins de traverse sans regarder sa montre. La météo changeante dictera vos choix. Aujourd’hui, Þakgil, à 15 kilomètres au nord de la R1, tout juste à l’Est de Vik. Le chemin de pierre basaltique contraste avec des reliefs surréalistes, vert givré angélique, jaune paille délavé. Côté conducteur, le ciel est couvert, place du mort, il dégage un éclat glacé. Là, des sandurs à perte de vue. Au bout de la piste, quelques cabanes, un cirque. Tout le long, pas un chat. A 360 degrés, l’immensité féerique et la solitude. Une partie des Islandais prétend croire aux elfes. S’ils existent, c’est à Þakgil qu’ils se cachent.

Þakgil (1)

Þakgil (2) Þakgil (5) Þakgil (7) Þakgil (8) Þakgil (9) Þakgil (10)
Þakgil

Ecrire une Réponse